Revendications et soutiens

La coordination nationale élargit ses revendications et appelle à s’en emparer, à en débattre, à les amender et à les compléter dans le cadre des assemblées pour une école de l’émancipation

  1. abrogation des réformes Blanquer : Lycée général et technologique, Lycée professionnel, Bac 2021, orientation post-Bac (loi ORE et Parcoursup)
  2. retrait du projet de loi dit « pour une École de la confiance »
  3. défense du caractère national du service public d’éducation, régi par des règles appliquées identiquement sur tout le territoire, en opposition à l’autonomie des établissements (par exemple concernant les horaires et les dédoublements alloués dans le secondaire à chaque discipline)
  4. arrêt immédiat de toutes les formes de répression, sanction et intimidation visant les personnels du premier et du second degré et les élèves mobilisé.e.s
  5. une augmentation immédiate des rémunérations afin notamment de rattraper toutes les pertes de salaire ; l’indexation des salaires au minimum sur l’inflation et la suppression du jour de carence
  6. titularisation de tou.te.s les non-titulaires et précaires (enseignant.e.s, AED, AESH, etc.)
  7. retrait des projets de casse de la Fonction Publique, à brève échéance, et des retraites
  8. annulation de toutes les suppressions de postes et de classes, et la baisse des effectifs par classe
  9. retrait du projet de décret imposant une deuxième heure supplémentaire dans le second degré
  10. développement du service public de l’orientation, à l’opposé de la politique gouvernementale qui organise la liquidation des CIO et de l’ONISEP et renforce le tri social à tous les niveaux
  11. défense d’une éducation publique et réellement gratuite, à l’opposé des orientations du gouvernement qui visent à développer le marché privé de l’éducation et son financement sur fonds publics
  12. une carte élargie de l’Éducation Prioritaire allant de la maternelle au Bac
  13. retrait de tous les dispositifs d’évaluation organisant la concurrence, la hiérarchisation ou la sélection, que ce soit celle des élèves, des enseignant.e.s ou des établissements
  14. abandon des programmes rejetés par le CSE et le refus de la mise au pas pédagogique des enseignant.e.s, de la maternelle à l’université
  15. abandon du SNU, fantasme militariste financé sur le budget de l’Éducation, qui va priver les lycéens de plusieurs semaines de cours

La coordination nationale des établissements en lutte contre les réformes Blanquer et Parcoursup

  • apporte un soutien inconditionnel aux collègues qui ont mis 20 sur 20 à leurs élèves (ou entrepris des actions similaires concernant la notation), appellent à les défendre contre les pressions qu’ils subissent, et à les rejoindre massivement le plus tôt possible dans ces actions.
  • soutient les collègues qui décident de faire grève à l’occasion de l’oral du brevet, des TPE et des évaluations en cours d’année, montrant notre détermination à poursuivre la mobilisation par la grève et sa reconduction, jusqu’à satisfaction de nos revendications, y compris pendant les examens du baccalauréat et du brevet.
  • appelle à organiser des rencontres régulières entre les parents d’élèves et les collègues, si possible sur un rythme national (tous les jeudis soir), notamment à travers par exemple des Nuits des établissements et écoles, des occupations, des réunions d’information, des « apéros » tous les jeudis soir dans les établissements, afin de les informer, les impliquer et les mobiliser.
  • invite les acteurs de l’Éducation nationale, personnels, parents, élèves, étudiants, à se réunir en « assemblées pour une école de l’émancipation » dans les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur, pour formuler nos exigences en faveur d’une école émancipatrice face à l’école de Blanquer. Ils appellent à mettre en œuvre ce processus dès le lundi 18 mars afin de porter les premières exigences au niveau national le mardi 2 avril devant le ministère de l’Éducation nationale.